lundi 26 mai 2008

Anniversaire de Marlucia, annés 70's





Marlucia, la responsable du laboratoire a fêté ses 50 ans. Nous avons célebré son anniversaire dans sa maison à l'île des Mosqueiros.



Le thème: années 70 Tout le monde était venu habillé en Hippie!









Là, on m'apprend à danser la samba... c'est vraiment pas évident!!



















Lors de cette soirée j'ai fait ce que les brésiliens ont appellé joliement "la danse du feu"!
Ça tombait bien car il y avait eu une coupure d'électricité... Donc plus de lumière... Pas de problème! Me voici!! Et pour la musique, Ronildon, mon chère Ronildon... nous a joué à merveille un son de pandeiro sur lequel j'ai bien pu "danser"!

Visite de Belém avec Moumoune!






Visite de Ma Maman!!!!!!!

Et oui, ma maman est venue me voir au Brésil avec Josiane une amie.


Elles en ont profité pour visiter un peu le Nord-Est du Brésil.



Je leur ai montré oú je travail. Sur la photo je suis en compagnie de Catarina au laboratoire. C'est une GRANDE amie! Elle a participé au premier terrain avec nous à Palmarés. Elle fera certainement sa thèse en France l'année prochaine... Je l'éspère!!
Je leur ai ensuite montré oú j'habite...
Là c'est ma maison que vous voyez!! Elle est magnifique. Je posterai bientôt d'autres images pour vous montrer plus précisement...
Nous sommes allées un jour à la plage à Algodual... Magnifique! C'est une petite îls au large de Belem ou l'électricité est arrivé il y a à peine 5 ans. Il n'y a pas de voitures, on circule en charette... ou en Bateau! Je pense y retourner avec des amis plus tard!



vendredi 23 mai 2008

Le retour à Marabá, temps des retrouvailles avec la première équipe





Après Maçaranduba, je retourne à Marabá quelques jours le temps d'organiser tout le matériel collecté. Beaucoup de travail! Mais c'est également l'occasion de retrouver les étudiants de Marabá qui ont participé au terrain de Palmarés et avec qui j'ai bien sympatisé.
















J'adore Marabá! C'est une ville toute jeune qui s'est très vite développée comme beaucoup au Brésil à cause de l'exode rural...

Il y a 50 ans, il n'y avait que de la forêt... Vous imaginez?

Aujourd'hui c'est donc une ville très dynamique et très jeune. Il y a une grande universite qui dispense quasiment toutes les matières.

Le soir c'est très vivant comme vous pouvez le constater sur les photos!! Il y a des bars dansants, des concerts... c'est très agréable!

Je me suis passionnée pour pour le Brésil, je m'y sent vraiment très bien!

Je crois que j'y vivrais bien!

Deuxième terrain: Maçaranduba

Nouveau terrain, nouvelle équipe!
Le travail est le même qu'à Palmares, mais le contexte social est bien différent...
Ici nous ne sommes pas avec des sans terres mais des propriétaires qui travaillent en collectivite... la situation est un peu flou...

Premier terrain: Palmarés et les Sans Terres




Nous sommes arrivés à Palmarès le 2 avril dans la soirée. Une maison était louée pour loger toute l’équipe de Biodiversité. 15 personnes au total ! Lorsque nous sommes rentrés je vous avoue que j’ai eu un peu peur… A première vue, 15 personnes… Quelle blague ! Impossible ! Il n’y avait pas assez de crochets pour accrocher les hamacs et de toute façon les pièces semblaient trop petites pour y contenir tous ces corps épuisés du voyage et de la chaleur humide… Mais finalement, la première nuit fut le fruit de l’ingéniosité des habitants de cette maison et on a pu tous se reposer ! Le lendemain, armés de perceuses, de vis et de crochets on a résolu ce problème de précarité car il fallait voir, l’ingéniosité c’est bien mais ça n’aide que pour un temps !!
Le surlendemain on commençait le travail. Réveil 5h, petit dèj sur le pouce et hop ! En route pour le premier camp.
Tout d’abord, laissez moi vous expliquer le contexte socio- économique de cette région. Avant une dizaine d’années, les terres étaient occupées par des riches propriétaires qui n’utilisaient d’ailleurs pas tout l’espace dont ils disposaient tandis qu’ailleurs, dans le Brésil, des gens ne demandaient qu’une chose : un terrain pour travailler ! Certains, déjà agriculteurs, d’autres, miniers ou autres, quoi qu’il en soit, prêts à se reconvertir. Ainsi, il y a environ 10 ans ces gens venant de tout le pays et en particulier du Nordest, ont décidé d’occuper ces terres qui visiblement ne servaient à personne puisque les heureux propriétaires n’en avaient que faire…
Ces paysans sont aidés par le Mouvement des Paysans sans terre (MST) qui a provoqué une prise de conscience d'une ampleur sans précédent au Brésil sur l'urgence de la réforme agraire. Privilégiant l'autosuffisance alimentaire et la diversification des cultures, contrairement aux grands propriétaires terriens, le Mouvement des paysans sans terre cherche d'abord à nourrir ceux qui travaillent la terre.
Ce mouvement d'essence pacifique base son action sur la négociation ou la pression sociale organisée : il appuie l'installation de paysans sans terre en campements provisoires - "acampamentos" - il s'agit de campements sauvages, généralement sur des terres publiques, le long des routes où des familles s'installent dans des tentes couvertes de bâches noires. Les terrains propices aux acampamentos sont identifiés et localiser par le Mouvement, généralement à proximité de terres en friches, puis obtient des parcelles incultes sur lesquelles s'établissent les paysans sans terre bénéficiaires de la réforme agraire - "assentamentos".
D’après une étude très poussée de l’équipe d’ éco- sociologues basée sur des questionnaires et des échanges avec tous les paysans de la zone, différents types d’exploitations ont été définis en fonction de l’origine des personnes, de leurs conditions sociales et économiques et de leur niveau d’éducation. Par la suite 9 exploitations ont été sélectionnées comme étant les plus représentatives. Ce sont donc dans chacune de ces 9 exploitations que nous avons travaillé.

En quoi consistait exactement notre travail ? Bon, vous savez déjà grossièrement comme j’ai pu vous le dire avant de partir, que j’allais chercher des vers de terres ! Oui, mais pas seulement ! Et comment ? Dans chaque exploitation, que nous appellerons « lot », 5 points sur une diagonale orientée Nord-Sud ont été marqués à 200 m d’intervalle. A chacun de ces points nous réalisons ce qu’on appelle des TSBF. Cette technique (qui n’intéressera certainement que les initiés, les autres veuillez m’excuser pour ces détails encombrants !) consiste à réaliser sur un cadre de 25 * 25 cm trois prélèvements de sol, chacun de 10 cm de profondeur. De ce sol, nous en extirpons toutes les petites bébêtes que nous voyons à l’œil nu, et hop ! Dans le pilu remplis d’alcool pour un cachaça - partie !! Nous réalisons deux TSBF complémentaires et une extraction au formol. De retour à Belém, nous identifierons chaque bébête que nous classerons selon l’ordre puis la famille puis le morpho-type ou espèce si possible ! Sacré travail !! Voilà, donc sur plus d’un km parfois nous nous trimballons tout le matériel qui n’était des moindres je vous l’assure ! Et en plein soleil, sur des montées parfois très rudes je vous avoue que parfois j’avais envie de mourir !!!!
Une bonne bierre apres le travail... Je ne vous dis pas à quel point je l'appreciais!! Bon, Palmares commence déjà à être une petite ville... Il y a des epiciers, des bars...
Voici mon hamac... mon doux hamac qui berce mes nuits... Vous savez quoi... J'adore dormir em hamac!! C'est fort confortable en fait... Je me demande si je ne vais pas continuer en retrant en France!!
Sinon, de manière générale, la vie en communauté s’est très bien passée, bien que de temps en temps des petits moments de solitude n’étaient pas de refus !! 10 jours se sont passés ainsi avant de repartir pour Maraba, le temps de se reposer pour attaquer le terrain suivant : Maçaranduba. La suite dans le prochain épisode…

mercredi 21 mai 2008


Bonjour à toutes et à tous, et bienvenus sur mon Blog… Comme vous le savez certainement, je suis au Brésil depuis le 27 mars et jusqu’au 12 juillet... ou plus!!! J’effectue un stage d’ethno - écologie. Mon travail consiste à échantillonner des vers de terres… oui ! Des vers de terre !! Afin d’évaluer l’impact de la déforestation et de l’agriculture locale sur la biodiversité. Je m’entretiendrai également avec des agriculteurs pour permettre un échange des savoirs. Les échantillonnages se déroulent dans la forêt amazonienne dans Trois zones différentes.
Cela fait maintenant 3 jours que je suis au Brésil (30 mars 2008) . Mon arrivée fut très tumultueuse, il fallut tout préparer pour le terrain alors que le départ était pour le lendemain… imaginez avec 20h de voyage dans les pattes !!!! Le pire était qu’après je devais faire des courses en urgence puisque je n’avais RIEN pour dormir… ni lit, ni hamac… ne connaissant pas la ville j’étais très préoccupée… Heureusement, Hermès un chercheur du labo, m’a accompagné. Le lendemain, réveil à 6h… Une longue route m’attendais encore !! Je suis partie avec l’équipe pour Maraba en voiture… nous avons mis 9h en tout !!! Nous passons actuellement le week-end à l’Hôtel Gloria avant de reprendre la route demain (3h de voyage) pour aller au camp à Palmarés où nous passerons 10 jours à échantillonner la faune du sol… Après nous irons directement à Maçaranduba puis retour à Belém pour analyser les résultats. Fin mai nous repartirons sur le terrain à Pacaja pour encore 10 jours.
La suite très bientôt !!