Nous sommes arrivés à Palmarès le 2 avril dans la soirée. Une maison était louée pour loger toute l’équipe de Biodiversité. 15 personnes au total ! Lorsque nous sommes rentrés je vous avoue que j’ai eu un peu peur… A première vue, 15 personnes… Quelle blague ! Impossible ! Il n’y avait pas assez de crochets pour accrocher les hamacs et de toute façon les pièces semblaient trop petites pour y contenir tous ces corps épuisés du voyage et de la chaleur humide… Mais finalement, la première nuit fut le fruit de l’ingéniosité des habitants de cette maison et on a pu tous se reposer ! Le lendemain, armés de perceu
ses, de vis et de crochets on a résolu ce problème de précarité car il fallait voir, l’ingéniosité c’est bien mais ça n’aide que pour un temps !!
Le surlendemain on commençait le travail. Réveil 5h, petit dèj sur le pouce et hop ! En route pour le premier camp.
Tout d’abord, laissez moi vous expliquer le contexte socio- économique de cette région. Avant une dizaine d’années, les terres étaient occupées par des riches propriétaires qui n’utilisaient d’ailleurs pas tout l’espace dont ils disposaient tandis qu’ailleurs, dans le Brésil, des gens ne demandaient qu’une chose : un terrain pour travailler ! Certains, déjà agriculteurs, d’autres, miniers ou autres, quoi qu’il en soit, prêts à se reconvertir. Ainsi, il y a environ 10 ans ces gens venant de tout le pays et en particulier du Nordest, ont décidé d’occuper ces terres qui visiblement ne servaient à personne puisque les heureux propriétaires n’en avaient que faire…
Ces paysans sont aidés par le Mouvement des Paysans sans terre (MST) qui a provoqué une prise de conscience d'une ampleur sans précédent au Brésil sur l'urgence de la réforme agraire. Privilégiant l'autosuffisance alimentaire et la diversification des cultures, contrairement aux grands propriétaires terriens, le Mouvement des paysans sans terre cherche d'abord à nourrir ceux qui travaillent la terre.
Ce mouvement d'essence pacifique base son action sur la négociation ou la pression sociale organisée : il appuie l'installation de paysans sans terre en campements provisoires - "acampamentos" - il s'agit de campements sauvages, généralement sur des terres publiques, le long des routes où des familles s'installent dans des tentes couvertes de bâches noires. Les terrains propices aux acampamentos sont identifiés et localiser par le Mouvement, généralement à proximité de terres en friches, puis obtient des parcelles incultes sur lesquelles s'établissent les paysans sans terre bénéficiaires de la réforme agraire - "assentamentos".
D’après une étude très poussée de l’équipe d’ éco- sociologues basée sur des questionnaires et des échanges avec tous les paysans de la zone, différents types d’exploitations ont été définis en fonction de l’origine des personnes, de leurs conditions sociales et économiques et de leur niveau d’éducation. Par la suite 9 exploitations ont été sélectionnées comme étant les plus représentatives. Ce sont donc dans chacune de ces 9 exploitations que nous avons travaillé.
En quoi consistait exactement notre travail ? Bon, vous savez déjà grossièrement comme j’ai pu vous le dire avant de partir, que j’allais chercher des vers de terres ! Oui, mais pas seulement ! Et comment ? Dans chaque exploitation, que nous appellerons « lot », 5 points sur une diagonale orientée Nord-Sud ont été marqués à 200 m d’intervalle. A chacun de ces points nous réalisons ce qu’on appelle des TSBF. Cette technique (qui n’intéressera certainement que les initiés, les autres veuillez m’excuser pour ces détails encombrants !) consiste à réaliser sur un cadre de 25 * 25 cm trois prélèvements de sol, chacun de 10 cm de profondeur. De ce sol, nous en extirpons toutes les petites bébêtes que nous voyons à l’œil nu, et hop ! Dans le pilu remplis d’alcool pour un cachaça - partie !! Nous réalisons deux TSBF complémentaires et une extraction au formol. De retour à Belém, nous identifierons chaque bébête que nous classerons selon l’ordre puis la famille puis le morpho-type ou espèce si possible ! Sacré travail !! Voilà, donc sur plus d’un km parfois nous nous trimballons tout le matériel qui n’était des moindres je vous l’assure ! Et en plein soleil, sur des montées parfois très rudes je vous avoue que parfois j’avais envie de mourir !!!!
Une bonne bierre apres le travail... Je ne vous dis pas à quel point je l'appreciais!! Bon, Palmares commence déjà à être une petite ville... Il y a des epiciers, des bars...
Le surlendemain on commençait le travail. Réveil 5h, petit dèj sur le pouce et hop ! En route pour le premier camp.
Tout d’abord, laissez moi vous expliquer le contexte socio- économique de cette région. Avant une dizaine d’années, les terres étaient occupées par des riches propriétaires qui n’utilisaient d’ailleurs pas tout l’espace dont ils disposaient tandis qu’ailleurs, dans le Brésil, des gens ne demandaient qu’une chose : un terrain pour travailler ! Certains, déjà agriculteurs, d’autres, miniers ou autres, quoi qu’il en soit, prêts à se reconvertir. Ainsi, il y a environ 10 ans ces gens venant de tout le pays et en particulier du Nordest, ont décidé d’occuper ces terres qui visiblement ne servaient à personne puisque les heureux propriétaires n’en avaient que faire…
Ces paysans sont aidés par le Mouvement des Paysans sans terre (MST) qui a provoqué une prise de conscience d'une ampleur sans précédent au Brésil sur l'urgence de la réforme agraire. Privilégiant l'autosuffisance alimentaire et la diversification des cultures, contrairement aux grands propriétaires terriens, le Mouvement des paysans sans terre cherche d'abord à nourrir ceux qui travaillent la terre.
Ce mouvement d'essence pacifique base son action sur la négociation ou la pression sociale organisée : il appuie l'installation de paysans sans terre en campements provisoires - "acampamentos" - il s'agit de campements sauvages, généralement sur des terres publiques, le long des routes où des familles s'installent dans des tentes couvertes de bâches noires. Les terrains propices aux acampamentos sont identifiés et localiser par le Mouvement, généralement à proximité de terres en friches, puis obtient des parcelles incultes sur lesquelles s'établissent les paysans sans terre bénéficiaires de la réforme agraire - "assentamentos".
D’après une étude très poussée de l’équipe d’ éco- sociologues basée sur des questionnaires et des échanges avec tous les paysans de la zone, différents types d’exploitations ont été définis en fonction de l’origine des personnes, de leurs conditions sociales et économiques et de leur niveau d’éducation. Par la suite 9 exploitations ont été sélectionnées comme étant les plus représentatives. Ce sont donc dans chacune de ces 9 exploitations que nous avons travaillé.
En quoi consistait exactement notre travail ? Bon, vous savez déjà grossièrement comme j’ai pu vous le dire avant de partir, que j’allais chercher des vers de terres ! Oui, mais pas seulement ! Et comment ? Dans chaque exploitation, que nous appellerons « lot », 5 points sur une diagonale orientée Nord-Sud ont été marqués à 200 m d’intervalle. A chacun de ces points nous réalisons ce qu’on appelle des TSBF. Cette technique (qui n’intéressera certainement que les initiés, les autres veuillez m’excuser pour ces détails encombrants !) consiste à réaliser sur un cadre de 25 * 25 cm trois prélèvements de sol, chacun de 10 cm de profondeur. De ce sol, nous en extirpons toutes les petites bébêtes que nous voyons à l’œil nu, et hop ! Dans le pilu remplis d’alcool pour un cachaça - partie !! Nous réalisons deux TSBF complémentaires et une extraction au formol. De retour à Belém, nous identifierons chaque bébête que nous classerons selon l’ordre puis la famille puis le morpho-type ou espèce si possible ! Sacré travail !! Voilà, donc sur plus d’un km parfois nous nous trimballons tout le matériel qui n’était des moindres je vous l’assure ! Et en plein soleil, sur des montées parfois très rudes je vous avoue que parfois j’avais envie de mourir !!!!
Une bonne bierre apres le travail... Je ne vous dis pas à quel point je l'appreciais!! Bon, Palmares commence déjà à être une petite ville... Il y a des epiciers, des bars...
Voici mon hamac... mon doux hamac qui berce mes nuits... Vous savez quoi... J'adore dormir em hamac!! C'est fort confortable en fait... Je me demande si je ne vais pas continuer en retrant en France!!
Sinon, de manière générale, la vie en communauté s’est très bien passée, bien que de temps en temps des petits moments de solitude n’étaient pas de refus !! 10 jours se sont passés ainsi avant de repartir pour Maraba, le temps de se reposer pour attaquer le terrain suivant : Maçaranduba. La suite dans le prochain épisode…

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